Comment les protestants luthériens, et réformés, ont deformé les paroles de Luther lui-même.


Dans les articles de Smalkalde, écrits de Luther que l'on peut retrouver dans ses lettres au tome VIII de ses Œuvres (Labor & Fides), il dit :

« Je n’ai rien à changer à ce que j'ai enseigné constamment jusqu'ici, savoir que « par la foi », comme dit saint Pierre, nous acquérons un cœur nouveau, un cœur pur, et que Dieu nous tient pour justes et saints à cause du Christ, notre Médiateur. Bien que, dans la chair, le péché ne soit pas encore complètement détruit ou mort, Dieu ne veut pas en tenir compte, ni s’en souvenir. Cette foi, ce renouvellement et ce pardon ont pour conséquence les bonnes œuvres. Le péché ou l'imperfection qui subsiste encore chez les croyants n’est plus compté comme péché ou imperfection, et cela encore à cause du Christ. L'homme en son entier, en sa personne et en ses œuvres, est déclaré et rendu juste et saint par pure grâce, par la miséricorde qui, en Jésus-Christ, a été abondamment répandue sur nous. C’est pourquoi nous ne pouvons nous glorifier du mérite de nos œuvres considérées indépendamment de la grâce et de la miséricorde. Au contraire, comme il est écrit, «que celui qui se glorifie, se glorifie à cause du Seigneur », c’est-à-dire parce qu’il a un Dieu qui fait grâce, et tout ira bien.
Nous ajoutons que la foi est fausse si elle n’est pas suivie de bonnes œuvres.
»

CF Article XIII. COMMENT ON EST JUSTIFIÉ DEVANT DIEU. — DES BONNES ŒUVRES.

"ARTICLES DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE qui devaient être remis, par les représentants de notre parti, au concile, à Mantoue ou ailleurs, et qui indiquent ce que nous pouvons et ce que nous ne pouvons pas accepter ou concéder ; écrits par le docteur Martin Luther, en l’an 1537."



Commentaires