Le légalisme, en vérité ?


La Bible nous montre, par divers auteurs exégètes catholiques, qu'il y a souvent plusieurs interprétations d'un texte en fonction du sens qu'on lui donne :
Historique, littéral, allégorique, anagogique.

On sait dorénavant qu'il y a souvent dans un texte
relatant un fait particulier, une succession de répétitions ou de préfigurations dans le temps.

À l'époque de Jésus, les pharisiens étaient considérés comme ceux qui observent la loi de manière extérieure, surtout en ce qui concerne les commandements négatifs, "ce qu'il ne faut pas faire", dans une forme de légalisme excessif. 
Exemples de ce que les pharisiens reprochent : 

1/ Les disciples de Jésus qui ne se lavent pas les mains
2/ Jésus guérit pendant le sabbat.
3/ Les disciples mangent des épis pendant le sabbat, et bien d'autres.
Jésus va reprendre les pharisiens à plusieurs reprises en leur montrant la dureté de leur cœur. (Mt 9.4, Mc 7.21)
De nos jours, nous constatons que le légalisme excessif se retrouve également dans plusieurs courants chrétiens, toutes dénominations confondues.
Beaucoup de chrétiens sont très scrupuleux sur divers commandements extérieurs ; commandements rigoristes, qui d'ailleurs puisent leurs sources nulle part (Ancien et Nouveau Testament, Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme de l'Église catholique, etc.).
C'est une répétition de ce que les pharisiens, "ces accusateurs" (notez le mot), se plaisaient à éprouver Notre Seigneur, ainsi qu'à ses disciples, du fait qu'ils n'appliquaient pas tous les préceptes de manière rigoureuse.
Beaucoup de chrétiens s'obstinent à ne pas comprendre que le but d'une âme n'est pas de suivre des préceptes venant d'une tradition typiquement humaine et de suivre des "lois extérieures" – qui, rappelons-le, souvent, ne viennent de nulle part, pour "paraître propre extérieurement" par des œuvres extérieures –, mais de s'approcher de plus en plus de son modèle parfait, Jésus-Christ, en s'examinant soi-même, intérieurement, et en faisant des œuvres intérieures, c'est-à-dire en prenant garde à mettre en pratique les enseignements de Jésus lui-même ; notamment "Le Grand Commandement" (Mc 12.28-34)
Jésus le rappelle en divers lieux en Marc chapitre 7 : 
7.08 Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. »
7.09 Il leur disait encore : « Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour établir votre tradition. 
7.13 vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
Beaucoup de chrétiens s'imaginent qu'ils peuvent se sauver par des œuvres extérieures ; ils se trompent et n'ont pas l'Esprit de Vérité en eux.
Ils font de bonnes œuvres extérieures, mais ce sont aussi les premiers à juger, à médire et à maudire, se comparant sans cesse et se croyant par orgueil, supérieurs aux autres ; leur langue est trompeuse et pleine de venin mortel, ils ne cessent d'accuser comme le faisaient les pharisiens à l'époque de Jésus :
Eux, ont déjà reçu leur récompense.
Jésus, notre Doux Seigneur, nous enseigne tout au long de l'Évangile à prendre garde à toujours faire "sous le regard de Dieu" à examiner sa conduite intérieure, en particulier son langage, car saint Jacques, dans ses lettres, dit :
3.05 De même, notre langue est une petite partie de notre corps et elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : un tout petit feu peut embraser une très grande forêt.
3.06 La langue aussi est un feu ; monde d’injustice, cette langue tient sa place parmi nos membres ; c’est elle qui contamine le corps tout entier, elle enflamme le cours de notre existence, étant elle-même enflammée par la géhenne.
3.08 mais la langue, personne ne peut la dompter : elle est un fléau, toujours en mouvement, remplie d’un venin mortel.
Faut-il d'abord suivre des préceptes humains extérieurs, ou plutôt chercher à combattre intérieurement contre soi-même, le monde et le démon ?

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